En 2018, la population d’Auvergne-Rhône-Alpes compte 3,8 millions d’actifs, soit 57 % de la population de 14 ans ou plus. Parmi eux, 89 % sont en emploi, un taux supérieur à la moyenne nationale.
En dix ans, le nombre d’actifs a augmenté de 0,7 % par an en moyenne, grâce aux migrations résidentielles et à l’accroissement démographique naturel. La part des seniors est passée de 11 % à 16 %.
Le nombre d’actifs progresserait jusqu’au début des années 2040, atteignant un pic légèrement supérieur à 4 millions. Puis il baisserait lentement. En 2050, les actifs seraient ainsi 260 000 de plus qu’en 2018, soit une croissance annuelle moyenne de +0,2 %, en net ralentissement.
Sommaire :
Pour comprendre
Développé par l’Insee, le modèle Omphale permet de réaliser des projections de population, notamment des projections de population active, à partir du solde naturel, du solde migratoire, du nombre d’actifs et d’autres indicateurs… La baisse de la fécondité par rapport aux décennies passées entraînerait une diminution des entrées sur le marché du travail des jeunes générations à terme. Le solde migratoire a un impact à la fois immédiat sur le nombre des actifs, mais aussi différé, via le vieillissement des personnes qui s’installent durablement sur le territoire et la future activité de leur descendance. Ces projections ne sont pas des prévisions.
Définitions
La population active regroupe les actifs ayant un emploi et les chômeurs, et exclut les inactifs. Il s’agit de la ressource en main-d’œuvre de 14 ans ou plus.
Le taux d’activité au sens du recensement de la population est le rapport entre le nombre d’actifs et l’ensemble de la population correspondante.
Le taux d’emploi rapporte le nombre de personnes en emploi à la population totale. Il peut être calculé pour une sous-catégorie de la population donnée (par exemple une tranche d’âge).
L’effet démographique se définit comme la variation de la population active liée au renouvellement naturel des générations, c’est-à-dire le vieillissement de la population initialement présente et résidant dans la zone, qui se traduit par des entrées de jeunes et des sorties de seniors de la vie active.
Dans cette étude, il est en fait « hors migrations résidentielles ». Il s’agit donc d’un effet uniquement lié à l’avancement en âge de la population.
L’effet des migrations résidentielles évalue l’impact des mouvements de population entre les territoires : ceux qui viennent résider sur le territoire versus ceux qui partent résider ailleurs.
L’effet du taux d’activité mesure la variation de la population active due aux seuls changements de comportement d’activité, tel un allongement de la vie active.